Vous serez pour moi des hommes saints. Vous ne mangerez point de chair déchirée dans les champs: vous la jetterez aux chiens. (Ex 22:30)

L’interdiction de manger des charognes a plusieurs aspects. Il est connu que la viande des animaux en putréfaction se décompose rapidement et surviennent très rapidement toutes sortes de microbes pouvant provoquer de graves maladies infectieuses. Nous savons aussi que l’animal mourant produit des hormones nocives pour la santé qui ne sont pas ou pratiquement pas produits au cours d’un sacrifice rituel. L’abattage se faisant si rapidement que l’animal n’a pas le temps de se rendre compte qu’il va mourir.

En outre, découlant de la loi 55/613, l’animal trouvé, à moins d’être lui-même un animal sauvage, est toujours la propriété de quelqu’un. Ne profitons et ne nous réjouissons jamais du malheur d’autrui. Car en cas contraire, ce n’est pas avec notre prochain que nous serions en communion, mais nous nous ferions en quelques sortes les alliés de la bête qui a commis le crime étant donné que c’est elle qui a fait le “sale boulot” dont nous jouissons.

Un autre aspect porte justement sur le travail. Que celui qui ne travaille pas ne mange pas non plus. Pourquoi profiterais-je gratuitement de ce qui n’est pas le fruit de mon propre labeur? Cette logique est très étrangère à la pensée juive et n’est absolument pas dans la volonté de יהוה. Un tel acte ouvre la porte au parasitisme et à la paresse. Je travaillerais de moins en moins si j’allais faire la cueillette des animaux tombés dans les forêts ou sur les champs. Après un temps, j’irai moi-même accélérer leur mort en prenant un fusil et en partant à la chasse, pratique également fortement apparentée aux rites païens. Pour finir, je ne me retiendrais pas non-plus de voler si l’occasion se présente.

Soyons saints. Ce que l’on mange doit provenir exclusivement de l’Éternel et doit être strictement consommé sur son Autel en Lui rendant grâce. יהוה quant à Lui ne nous donne jamais de déchets à moitié pourris pour subvenir à nos besoins. Il nous donne ce qu’il y a de mieux (bien qu’en période de crise ou de guerre, la survie prévaut sur toute interdiction culinaire et il nous est effectivement provisoirement permis de manger les viandes normalement interdites par la loi, tel le porc).

La nourriture spirituelle peut-être tout aussi infecte et malsaine. La loi vaut donc également pour tous les enseignements donnés à la hâte, sans préparation, sans sanctification préalables de la part du serviteur. Accepter une telle nourriture exclu la possibilité de nous sanctifier. Ne nous contentons donc pas de ramasser des messages par-ci, par-là, car יהוה veut nous donner ce qu’il y a de meilleur.

Si ce n’est pas exclusivement de יהוה que j’attends mon salaire qu’il soit d’ordre physique, psychique ou spirituel, je me fais pareil au chien errant qui mise son avenir sur la chance et vit en se nourrissant d’immondices abandonnées par quelques prédateurs.

Voir aussi la loi 61/613 Interdiction de consommer la viande de l’animal lapidé.

Zeev Shlomo

24/01/2014