148/613 – Interdiction de consommer du sang

148/613 – Interdiction de consommer du sang

Vous ne mangerez point de sang, ni d’oiseau, ni de bétail, dans tous les lieux où vous habiterez. (Lévitique 7:26)

La Bible nous explique la raison de cette interdiction. Le sang n’est autre que le récipient de l’âme.

Les juifs sont très méticuleux quant à la préparation de la viande. Ils ont des méthodes infaillibles pour extraire la moindre goute de sang de la viande crue avant de la cuisiner et de la manger. (on la fait tremper dans de l’eau tiède et salée, ou bien on la grille à feu ouvert, etc.) L’interdiction de la consommation du sang vise principalement à éviter l’esprit de la violence. La vision et le contact constant avec le sang est susceptible d’ouvrir des portes vers la sauvagerie et l’escalade de la violence entre les hommes.

Il est bien connu que la consommation du sang est le geste principal, le point culminant des cultes païens qui a pour but d’accéder au monde des esprits.

Tout le monde sait aussi qu’il vaut mieux éviter de nourrir les chiens avec de la viande crue afin de peur qu’ils ne deviennent agressifs et incontrôlables.

Qu’est-ce que le sang?

Toute superstition mise de côté, nous pouvons affirmer que la consommation du sang représente une sorte de fusion avec l’animal ou l’individu en question. C’est la raison de l’interdiction. Les païens utilisaient cette méthode consciemment pour acquérir les caractéristiques des êtres vivants dont ils buvaient le sang. Il s’agit d’un acte de spiritisme et de sorcellerie. La consommation de sang peut avoir pour conséquence l’intrusion du démon dans l’esprit de la personne qui la pratique.

La transplantation d’organes est assez similaire. Aujourd’hui, on connaît beaucoup de témoignages de personnes ayant reçu l’organe de quelqu’un d’autre et ayant changé dans leur âme et ayant hérité des goûts concrets voir même des souvenirs des morts.

Dans la Bible, il existe malgré tout un autre commandement:

Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. (Jean 6:54-55)

Les paroles de Yéshoua dans le Nouveau Testament sont claires et semblent contredire le commandement du Père, selon lequel il est interdit de consommer le sang, même celui de l’agneau de la pâque..

En effet, le sang de Yéshoua, de l’Agneau de יהוה est véritablement le seul et unique sang qui peut et qui doit même être consommé, sans quoi le don de la vie éternelle ne serait pas possible. La consommation de son sang est prescrite afin de nous confondre à Lui, afin que son Esprit Saint nous pénètre et nous imprègne pour que nous soyons purifiés du péché et de la mort qui s’en suit. Son Esprit est le seul avec lequel nous devons fusionner tous.

A ne pas confondre avec les séances de transsubstantiation perpétrées par certaines églises chrétiennes qui font tout sauf se souvenir de l’acte Unique de Rédemption. Il s’agit d’un sacrilège où des prêtres païens se permettent de réitérer le sacrifice de Yéshoua de manière arbitraire et illégitime jouant ainsi les petits dieux. Cet acte infâme retombe naturellement dans la catégorie des séances de spiritisme comme n’importe quel autre culte païen.

La médecine connait le cas de l’exosanguino-transfusion lorsqu’il survient une incompatibilité entre le groupe sanguin de la mère et de son nouveau-né. Il s’agit de cas très rares dans la médecine, mais nous devons savoir que nous naissons tous avec un sang impur et incompatible avec celui du Père. Nous sommes porteurs des péchés de nos aïeux et nous héritons de la promesse de la mort faite à Adam dès notre naissance.

Nous avons cependant la possibilité de subir cette exosanguino-transfusion par le Sang de Yéshoua.

Lorsque nous naissons à nouveau en esprit, il se passe exactement cette intervention « médicale ». Cette opération se réalise désormais en Esprit, c’est ce que nous appelons le processus de la Sanctification.

Lorsque l’Esprit de Christ, l’Esprit Saint commence à affluer en nous, évacuant petit à petit l’esprit impur, l’ancien sang intoxiqué, afin de prendre sa place et de nous raviver. Lorsque Christ nous juge par ses Lois, nous absout et reprend le pouvoir sur cette nouvelle partie de notre être en y envoyant l’Esprit Saint, en y injectant un sang purifié. Lorsqu’il évacue peu à peu le pouvoir de Satan pour reprendre ses droits sur toutes les sections de notre vie. C’est ainsi que le vieil homme devient nouvelle créature.

Suite au baptême par l’eau, vient le baptême du feu, puis le baptême par le sang, lorsque la passation de pouvoir se concrétise.

De manière plus générale, non plus au niveau individuel, mais collectif, la prophétie de la Greffe et de la Greffe à nouveau suit le même schéma.
Lorsque la branche subit la greffe, ou la greffe à nouveau dans le cas des juifs, la sève contenue dans le tronc et la racine repousse la sève étrangère pour l’évacuer, prendre ou reprendre sa place et la raviver.

Zeev Shlomo

92/613 – Le respect des animaux

92/613 – Le respect des animaux

Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère… (Ex 23:19 et 34:26)

Selon la tradition juive, ce commandement nous interdit de consommer de la viande et du lait en même temps. Cette loi est véritablement le pilier sur lequel se fonde le Shoulhan Aroukh (Table dressée). Cet ouvrage, code de loi judaïque majeur, comprend les lois relatives à la conduite à adopter dans la vie de tous les jours. Même les juifs moins religieux s’efforcent de respecter l’interprétation erronée de cette loi. Ils vont jusqu’à aménager deux cuisines différentes dans un même logis afin de s’assurer que jamais la viande et le lait ne rentrent en contact l’un avec l’autre. S’il n’y a pas assez de place ou d’argent pour en avoir deux, ils utilisent leur seule cuisine un certain temps sans lait, un certain temps sans viande en désinfectant en profondeur l’intégralité de la pièce et de sa batterie afin d’être certain que les éléments ne se mêlent. Cette interdiction est observée à tel point, qu’un juif religieux évite de boire du café au lait plusieurs heures après avoir consommé de la viande, le temps d’être bien sûr que la digestion soit faite et que les deux ne se mélangent dans son estomac et ses intestins. Depuis des siècles, ce commandement contraint la communauté juive tout entière à gaspiller une énergie, un temps et des sommes colossales afin de respecter une interprétation qui leur a été donnée par de grand « sages ». (Voir texte sur les lois judaïques)

L’Éternel a cependant émis cette parole pour une raison tout autre. Une majeure partie de la parashat dans laquelle nous trouvons cette loi, porte sur l’attitude à adopter vis-à-vis des plus démunis. Il est évident que les animaux ont aussi leur place dans cette providence. Les animaux aiment également leurs petits. Si l’on cuit un chevreau dans le lait de sa mère, ceci implique que sa mère lui a survécu, ayant donné le lait en question pour sa cuisson. Même si elle n’a pas forcément assisté à l’abattage de son petit, elle ressent son manque, renifle l’odeur de son sang et est tout à fait consciente de la disparition de son petit. Comme les animaux ne disposent pas d’expressions du visage et de langage susceptible d’être interprété et compris par l’homme, nous aurions beaucoup de mal à percevoir la douleur d’un tel animal. Ainsi peuvent facilement se développer des coutumes faisant complètement abstraction des sentiments des animaux, car l’homme pourrait penser qu’il n’en ont pas. Si par contre l’animal souffre, cela a une répercussion sur les produits qu’il nous offre. En effet, l’état d’esprit déclenche la production d’hormones. Celles liées à l’amertume empoisonnent la viande, le lait et tout l’organisme, et finissent ainsi par passer dons le nôtre.

De mon côté, je m’efforce de ne pas boire de café au lait après avoir consommé de la viande lorsque je me trouve dans des milieux juifs. Non parce que j’accepte cette interprétation de la loi, ou que je veuille jouer le bon juif de manière hypocrite, mais bien parceque je ne souhaite scandaliser personne. De même que les premiers disciples ont reçu l’ordre de consommer la viande d’offrande des temples païens dans les Actes des Apôtres, car le ministère de mener notre prochain au Christ prévaut sur le respect momentané de certains commandements, ou dans ce cas, sur le NON respect de décrets humains.

Ne soyons donc jamais ni des pharisiens ni des anti-pharisiens acharnés, car les mêmes conséquences négatives peuvent en résulter. Les mêmes portes peuvent se refermer devant les juifs aujourd’hui que celle qui auraient pu se refermer alors devant les grecs, si l’Éternel n’était intervenu auprès des apôtres afin de les raisonner. Cette porte par laquelle le Roi peut entrer dans la vie des autres.

Zeev Shlomo 24.01.2014

85/613 – Défense du pauvre

85/613 – Défense du pauvre

Tu ne porteras point atteinte au droit du pauvre dans son procès… (Ex 23:6)

Il n’est pas permis de tirer profit d’un pauvre. Si nous le traitons bien, il n’est pas en mesure de nous renvoyer l’ascenseur. Il n’a aucun moyen de restituer notre bienveillance. Vu sa situation, il n’a ni argent ni poste ni aucune bonne relation à nous faire partager. C’est une vérité fondamentale et universelle bien connue. Les pauvres sont de ce fait désemparés dans une société incrédule et impie. Si on l’accuse faussement, il ne trouvera aucun amis qui se mettra de son côté puisque personne ne donne rien gratuitement. En outre, il est très aisé d’inculper un pauvre, car dans la misère, on est plus en clin à commettre un crime.

יהוה oblige son peuple à se conformer à cette loi afin d’éliminer le problème de l’inégalité. Cette loi ne fonctionne cependant qu’en parallèle avec le respect d’autres lois similaires. Car le pauvre ne peut avoir plus de droits que le riche sous prétexte qu’il soit pauvre 84/613. En outre, nous ne pouvons être impartiaux que si l’on refuse catégoriquement toute prime et autres pots-de- vin pouvant faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. L’interdiction de la corruption renforce également cette loi, car les pauvres ne peuvent pas se permettre d’acheter un tel service.

87/613 …Tu ne recevras point de présent; car les présents aveuglent ceux qui ont les yeux ouverts et corrompent les paroles des justes…. (Ex 23:8)

Il est vrai que de nos jours, les « pauvres » subissent de moins en moins d’injustices. Dans cette atmosphère d’humanisme excessif et croissant, le monde est en train de basculer d’une extrême à l’autre. Il n’est naturellement pas dans l’intérêt de Satan que la loi de יהוה s’applique de manière équitable. Il tente toujours de faire retourner la situation et non de rétablir l’équilibre original. Il est donc primordial de tenir compte des droits du riche parallèlement aux droits du pauvre afin de faire preuve d’une équitabilité parfaite. Il est intéressant de remarquer que la loi défendant les droits des riches est mentionnée avant celle qui défend les droits des pauvres. Ceci est d’autant plus étonnant qu’au cours de l’histoire, le pauvre à beaucoup plus souffert des injustices des riches que le contraire. Cette succession chronologique prends toute sa signification de nos jours lorsque les minorités acquièrent des droits excessifs au détriment de la majorité ou des riches.

Suite à ma conversion, j’ai longtemps vécu dans un quartier où habitaient des célébrités dont la plupart étaient d’origine juive. Je me suis rapidement rendu compte qu’une forme de discrimination fonctionnait en moi. Je ressentais plus d’engouement à aller porter le témoignage de Christ vers ces gens plutôt que vers les anonymes. Je m’imaginais que mener une telle personne à Christ serait un événement qui ferait beaucoup de bruit et le pays tout entier en entendrait parler. Pour ma part, je me serais procuré un magnifique trophée dont j’aurais pu me vanter par la suite. Ce fut cette loi qui jugea cette tendance restée en moi. Seul est en droit d’accomplir un ministère envers son prochain, celui capable de mettre de côté ses préférences, ses convictions et aspirations humaines.

Il existe de nombreuses assemblées chrétiennes dans le monde, où les conducteurs, presbytes ou anciens sont assis devant, dans un lieu séparé, comme les zones VIP des concerts de rock. Là sont assis les « grands » tels des aristocrates dans leurs beaux vêtements, car ils sont célèbres, riches ou tout simplement parcequ’ils sont plus anciens que les autres. J’ai plusieurs fois entendu dire que des visiteurs en recherche de nourriture spirituelle ayant remarqué ces séparations, sont tout simplement repartis sans jamais retourner dans ce genre d’assemblées. Ceux qui m’en ont parlé ont fini par trouver une communauté accueillante où cette loi était respectée. Ils ont fini par trouver un endroit où les anciens ne s’asseyent pas à l’avant tournant le dos aux plus jeunes et aux plus démunis en esprit, mais à l’opposé, ils se mêlent aux autres et ce sont eux qui soignent les nouveaux et leur lavent les pieds et non le contraire. Combien doivent être ceux qui ne sont peut-être plus jamais retournés dans une assemblée chrétienne après avoir fait ce genre d’expérience et continuent à errer tels des veuves ou des orphelins?

Plus nous sommes mûrs en esprit, plus le réflexe de ne pas nous asseoir aux premières loges devrait fonctionner automatiquement, de peur de devoir subir la honte d’être renvoyés à la seconde place par le Maître de maison. Car il se peut qu’il arrive quelqu’un de plus honorable après nous, bien que pour l’instant, ce soit encore nous qui le nourrissions et le soignions en esprit. (Luc 14:8-9).

Chez nous à la maison, c’est généralement le plus petit de la famille qui s’assied au bout de la table, car c’est l’endroit où il y a un fauteuil à bras et où l’enfant ne risque pas de tomber durant le repas. Nous les anciens, nous nous asseyons sur les chaises sans bras, car nos pieds touchent le sol et nous permettent d’avoir une bonne assise et de nous maintenir en équilibre.

Contrairement à cela, il m’est déjà arrivé de me disputer les places arrières avec quelqu’un lors de rassemblements dans une assemblée. Aucun d’entre nous ne voulais s’asseoir devant. J’ai pensé que tout était en règles avec moi et mon adversaire, car notre humilité nous faisait convoiter les mêmes places plus modestes. Puis, je me suis rendu compte que la situation n’était pas si idyllique que ça. Car on se met souvent à l’arrière pour ne pas devoir assumer nos responsabilités, la communion avec les autres et pour nous soustraire à nos devoirs dans le ministère…mais ceci fera l’objet d’un autre enseignement.

Voir aussi 65/613 Veuves et orphelins

Zeev Shlomo

24.01.2014

VERSION VIDÉO

79/613 Interdiction de consommer la viande de l’animal déchiré

79/613 Interdiction de consommer la viande de l’animal déchiré

Vous serez pour moi des hommes saints. Vous ne mangerez point de chair déchirée dans les champs: vous la jetterez aux chiens. (Ex 22:30)

L’interdiction de manger des charognes a plusieurs aspects. Il est connu que la viande des animaux en putréfaction se décompose rapidement et surviennent très rapidement toutes sortes de microbes pouvant provoquer de graves maladies infectieuses. Nous savons aussi que l’animal mourant produit des hormones nocives pour la santé qui ne sont pas ou pratiquement pas produits au cours d’un sacrifice rituel. L’abattage se faisant si rapidement que l’animal n’a pas le temps de se rendre compte qu’il va mourir.

En outre, découlant de la loi 55/613, l’animal trouvé, à moins d’être lui-même un animal sauvage, est toujours la propriété de quelqu’un. Ne profitons et ne nous réjouissons jamais du malheur d’autrui. Car en cas contraire, ce n’est pas avec notre prochain que nous serions en communion, mais nous nous ferions en quelques sortes les alliés de la bête qui a commis le crime étant donné que c’est elle qui a fait le “sale boulot” dont nous jouissons.

Un autre aspect porte justement sur le travail. Que celui qui ne travaille pas ne mange pas non plus. Pourquoi profiterais-je gratuitement de ce qui n’est pas le fruit de mon propre labeur? Cette logique est très étrangère à la pensée juive et n’est absolument pas dans la volonté de יהוה. Un tel acte ouvre la porte au parasitisme et à la paresse. Je travaillerais de moins en moins si j’allais faire la cueillette des animaux tombés dans les forêts ou sur les champs. Après un temps, j’irai moi-même accélérer leur mort en prenant un fusil et en partant à la chasse, pratique également fortement apparentée aux rites païens. Pour finir, je ne me retiendrais pas non-plus de voler si l’occasion se présente.

Soyons saints. Ce que l’on mange doit provenir exclusivement de l’Éternel et doit être strictement consommé sur son Autel en Lui rendant grâce. יהוה quant à Lui ne nous donne jamais de déchets à moitié pourris pour subvenir à nos besoins. Il nous donne ce qu’il y a de mieux (bien qu’en période de crise ou de guerre, la survie prévaut sur toute interdiction culinaire et il nous est effectivement provisoirement permis de manger les viandes normalement interdites par la loi, tel le porc).

La nourriture spirituelle peut-être tout aussi infecte et malsaine. La loi vaut donc également pour tous les enseignements donnés à la hâte, sans préparation, sans sanctification préalables de la part du serviteur. Accepter une telle nourriture exclu la possibilité de nous sanctifier. Ne nous contentons donc pas de ramasser des messages par-ci, par-là, car יהוה veut nous donner ce qu’il y a de meilleur.

Si ce n’est pas exclusivement de יהוה que j’attends mon salaire qu’il soit d’ordre physique, psychique ou spirituel, je me fais pareil au chien errant qui mise son avenir sur la chance et vit en se nourrissant d’immondices abandonnées par quelques prédateurs.

Voir aussi la loi 61/613 Interdiction de consommer la viande de l’animal lapidé.

Zeev Shlomo

24/01/2014

77/613 Le respect des princes

77/613 Le respect des princes

…tu ne maudiras point le prince de ton peuple. (Ex 22:28)

Si le prince en question évolue sur le sentier de יהוה, il est évident qu’en dire du mal équivaudrait à s’attaquer directement à l’Éternel en personne. Il est plus utile de nous pencher ici sur le cas beaucoup plus fréquent, des dirigeants ne craignant pas notre Seigneur. Car c’est dans ces cas-là que nous, croyants, avons l’orgueil de nous attribuer le droit de les critiquer. Nous devons savoir que cette loi protège les chefs impies de la même manière que ceux qui sont droits.

Le fondement de cette loi est qu’un dirigeant ne se retrouve jamais dans sa position de pouvoir sans l’accord de l’Éternel. C’est Lui qui autorise la montée de tyrans, de périodes difficiles, de crise voir de guerre. La question est bien plus de savoir les raisons pour lesquelles nous devons subir de telles épreuves. La plupart des chefs, des princes, des rois et autres dirigeants sont très loin de vivre et d’agir en humilité devant יהוה, à l’exception de quelques rois de Judée aux époques bibliques, rares furent les rois pieux et humbles.

La réponse est pourtant simple. Il s’agit de la conséquence directe des péchés collectifs du peuple. Le peuple viole les lois, ouvrant ainsi la porte à l’esprit de rébellion qui se manifeste aux travers d’un dirigeant difficile à vivre. En nous dérobant à la couverture divine, nous sommes automatiquement projetés sous la couverture de celui qui nous pousse à commettre tel ou tel acte illégal. יהוה ne punit pas, il laisse nos actes entrainer leurs conséquences néfastes afin de signaler notre égarement.

La question n’est donc pas de savoir quels mots utiliser pour maudire le mauvais roi, mais bien de demander le jugement de יהוה afin que notre faute soit démasquée et réparée. En quoi, suis-je personnellement responsable du jugement collectif incarné par l’apparition d’un mauvais dirigeant, puisse-t-il être roi, prince, gouverneur, directeur, général d’armée ou un simple chauffeur de bus?

La restauration de ma propre vie et de ma relation avec יהוה est l’unique clé permettant de résoudre le problème et d’être libre de la fausse autorité. Ceci ne veut pas dire qu’un bon prince va être nommé au-dessus de moi dès le lendemain, mais les malédictions qui découlent de son règne ne m’atteindront que dans la mesure que יהוה aura défini pour mon édification et n’empoisonneront pas ma vie au point d’être lésé en esprit. Je jouirai d’une sorte de véto divin qui me protégera contre les méfaits du pouvoir. Cependant, j’aurai à subir les conséquences physiques du pouvoir en place, mais יהוה pourvoira à ce que cela n’influence pas non plus négativement ma vie spirituelle. Je devrai donc continuer à respecter les lois établies par les seigneurs du monde, dans la mesure où celles-ci ne sont pas en contradiction directe avec les Lois de יהוה: « Rendez donc à César ce qui est à César, et à יהוה ce qui est à יהוה. » (Mt 22:21).

N’oublions jamais que contrairement aux fausses promesses des humanistes, aucune promesse ne nous a jamais été faite de vivre dans un monde physique où régneront la paix et l’entente. La paix et la sécurité qui est en train de se construire globalement est vaine et illégitime. Elle tombera juste après avoir atteint son apogée, lorsque tout le monde dira: Paix et sûreté! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. (1Thess 5:3). Mon rétablissement spirituel entraîne le don de l’Esprit Saint qui vient se poser sur moi. Ceci a pour conséquence que tout autre esprit s’en va. Mon rétablissement spirituel est le témoignage capable d’apporter la guérison dans la vie d’autrui pour finalement s’étendre sur toute la communauté de fidèles.

Cette loi est d’autant plus actuelle qu’il est de coutume dans la plupart des pays d’organiser un soulèvement populaire ou autre guerre civile à peu près tous les 40-50 ans afin de renverser le pouvoir en place. Cette situation dure depuis la prise de la bastille, il y a plus de deux siècles. Comme cité, ce fut Yéshoua en personne qui nous rappela l’essence de cette loi lorsqu’il s’exprima sur la question de la taxe aux romains. La grande majorité des croyants sont des gens qui ressentent une pulsion insurmontable à défendre corps et âme des droits qui leur sont octroyés par les pouvoirs du monde et qu’ils considèrent leur revenir de droit.

Il est effarant de voir des troupes de chrétiens mener des campagnes contre un gouvernement lorsque ce dernier projette de voter une loi pour abroger les subventions des églises ainsi que pour restreindre leur nombre dans les registres de l’état. Aurions-nous pu imaginer que Yéshoua et ses disciples aillent jamais se présenter devant Pilate avec des banderoles pour revendiquer quelques dinars afin d’acheter du pain et du poisson pour organiser un pique-nique d’évangélisation sur le versant de la montagne. Cette absurdité est aujourd’hui considérée comme des plus naturelles par la majorité des églises chrétiennes et de leurs fidèles. En agissant de la sorte, leur véritable seigneur est démasqué. Ton esprit est là où tu mets ta confiance et d’où tu reçois le pognon !

Beaucoup de croyants ne cessent de maudire. Le premier ministre a beau être rouge, noir, bleu, vert ou orange, il trouveront toujours quelque chose à redire. Le mécontentement est exactement le même que chez leurs prochains du monde. Afin de faire valoir leurs droits, ils ont en outre recours aux méthodes juridiques les plus viles et mondaines basées sur les idéaux et courants de pensées démocratiques à la mode de nos jours. Entre-temps, les témoins externes ne perçoivent même plus celui que ces gens d’églises sont censés représenter, car le nom du Seigneur n’est que très rarement prononcé.

Alors Paul lui dit: יהוה te frappera, muraille blanchie! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu’on me frappe! Ceux qui étaient près de lui dirent: Tu insultes le souverain sacrificateur de יהוה! Et Paul dit: Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur; car il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple. (Actes 23:3-5)

La langue de Paul a également fourché, mais il agit ainsi de manière inconsciente. Dès qu’il apprit l’identité de l’homme qu’il venait de réprimander, il s’est tout de suite rétracté. Bien qu’il devait sans doute avoir entièrement raison, ce n’était pas à lui de prononcer la sentence, en tous cas pas à ce moment-là. En esprit, Paul devait très certainement être beaucoup plus noble que le grand-prêtre attaqué, il a néanmoins fait preuve d’une humilité immense pour se rabaisser devant quelqu’un de beaucoup plus petit que lui, tellement le respect de cette loi est importante.

Mais le cas peut-être le plus grave est lorsque quelqu’un ne cesse de critiquer le pouvoir en place tout en prêchant devant les fidèles qu’ils doivent s’abstenir de s’occuper de politique. Il ne se rend pas compte qu’en maudissant l’une des vaines parties, il prend sur soi toutes les souillures de l’autre partie tout aussi vaine que la première.

Alors, au lieu de choisir entre la corde et le fusil, la droite ou la gauche, laissons les haches de guerres aux gladiateurs de ce monde et choisissons plutôt le parti de la Vie !

Zeev Shlomo

24/01/2014

75/613 Le respect des juges

75/613 Le respect des juges

Tu ne maudiras point יהוה, et tu ne maudiras point le prince de ton peuple. (Exode 22:27)

A côté du respect de יהוה et des supérieurs (voir 77/613), la tradition juive étend aussi cette loi au respect des juges.
Nous savons de nos jours à quel point les juges sont exposés à toutes sortes de dangers et de menaces lorsqu’ils ont la tâche de prononcer un jugement sur les criminels. La colère des détenus ainsi que des membres de leurs familles se dirige le plus souvent vers les représentants de la loi civile et ils sont nombreux à recevoir des menaces, des malédictions voir même à subir des violences physiques allant parfois jusqu’à leur exécution pure et simple.
C’est au reflet de cette loi que nous pouvons comprendre pourquoi de telles choses arrivent. Car le juge ne représente pas ses propres lois. Il n’est pas dans son propre intérêt que le criminel soit jugé. Tout comme dans un tribunal terrestre, le prêtre qui représente le tribunal divin, ne porte pas de jugements par rapport à ses propres idées, selon sa volonté ou suivant ses désirs, mais selon la loi de יהוה. Le juge ne fait que mettre en pratique la loi d’une constitution. Cette constitution, ce n’est pas lui qui l’a écrite, ce n’est même pas lui qui l’applique directement, mais il ne fait que la faire appliquer, il ne joue qu’un rôle de médiateur.

Ainsi, toute rébellion, toute médisance, ou menace allant en direction d’une personne connaissant et représentant la loi de יהוה se dirige par son intermédiaire vers les Lois et plus directement vers יהוה même.
Dans le Corps du Christ au niveau de l’esprit, il en va de même. En tant que croyant né de nouveau en qui la Loi s’est accomplie par Christ, en toute connaissance de celles-ci, il est naturel que le monde extérieur vienne nous attaquer et nous haïr. Bien que le monde n’en soit généralement pas conscient, c’est en définitive contre יהוה qu’ils se soulèvent en agissant de la sorte. Ceci est naturellement vrai dans le cas où nous vivons dans sa Volonté et non suivant notre propre imagination psychique et religieuse.

La plupart des prophètes de יהוה ont été chassés, exilés, persécutés et souvent tués, car leurs contemporains ont failli à respecter cette loi bien précise. Tous les prophètes de יהוה furent des hommes qui en dehors de leur robe, ne possédaient absolument rien. Ces prophètes n’avaient aucun intérêt à porter les jugements qu’ils avaient à prononcer. Une vie entièrement soumise et le détachement complet du monde étaient les caractéristiques de ces hommes qui furent ainsi capables de ne transmettre que la Parole de יהוה.

L’état très confortable de la tolérance, lorsque nous nous dérobons devant les conflits afin d’éviter de confondre les hommes et les lois des hommes aux lois de יהוה, excluent tout fonctionnement au sein du Corps de Christ.
En tant que membres du Corps du Christ, il est de notre devoir d’assumer ce sentier difficile.

Zeev Shlomo

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