Quand tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix. Si elle accepte la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle veuille te faire la guerre, alors tu l’assiégeras. Et après que YHWH, ton Elohim, l’aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout le butin de tes ennemis que YHWH, ton Elohim, t’aura livrés sera pour toi.

Deutéronome 20:10-14

De nouveau une loi qui en scandalise beaucoup parmi les élus qui y voient la manifestation de ce qu’ils ont l’habitude d’appeler le « Dieu cruel et vengeur de l’Ancien Testament ».

Il est vrai que pour ceux d’entre nous qui sommes sous la grâce en Christ, ces paroles ne valent plus dans le sens où nous serions en droit voir dans l’obligation d’attaquer nos ennemis et encore moins de les assassiner pas même par légitime défense.

Alors comment expliquer une telle loi en Christ? Il nous faut savoir que

les combats se poursuivent aujourd’hui plus que jamais, mais non plus contre la chair et le sang, mais bien contre les dominations

Pour nous croyants, des batailles spirituelles sont en cours afin de contrer les attaques externes et internes. Le plus souvent, le YHWH et ses armées angéliques se battent pour nous, mais il y a des situations où nous devons proclamer de manière consciente les promesses de l’Éternel et ordonner aux esprits étrangers de partir au nom de Jésus puisqu’ils n’ont plus aucun droit sur notre personne.

Contre ces puissances étrangères, il n’y a pas de pitié, pas d’humanisme, il faut les battre et les détruire de façon radicale. La victoire, cependant, entraine toujours l’acquisition d’un certain butin par la partie victorieuse. Dans notre cas ce butin n’est autre que la liberté qui découle d’une délivrance spirituelle, mais de nombreuses autres bénédictions en découlent également.

Lorsque nous affrontons ces esprits ennemis aux travers de personnes sur lesquelles ils exercent leur pouvoir, alors la situation est différente et la stratégie change.

En premier lieux, nous pouvons lire que la paix, le Shalom doit être offert comme main tendue !

Nous devons toujours séparer la personne sous le joug de l’iniquité de l’iniquité elle-même.

Si le pécheur, dans son incirconcision, écoute les règles de base que chaque homme a reçu dans son cœur lorsqu’il a été conçu, alors il y a une chance qu’il reconnaisse le péché et s’en débarrasse en acceptant notre aide et notre ministère. Et mener une telle personne à Christ, sera une victoire majeure dont découleront d’innombrables fruits aussi bien dans la vie de la personne sauvée que dans celle du serviteur ayant accompli le ministère.

En tant que soldats de Christ, nous devons aider notre Maître à tuer l’ancien-homme dans l’esprit de notre prochain, afin qu’il devienne lui-même une nouvelle création en Christ.

Les frères ainsi nés de nouveau ne deviendront par contre plus nos serviteurs, comme nous le lisons dans le commandement ci-dessus, mais seront les serviteurs de Christ au même titre que toi et moi. Mais comme nous le lisons, nous allons nous aussi profiter du butin qui résultera de ces victoires. Tout ministère victorieux a automatiquement pour fruit l’acquisition de nouveaux frères et sœurs en Christ qui peuvent devenir nos compagnons dans le ministère.

C’est en gagnant des âmes à Christ que nous amassons des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne les détruiront pas et où les voleurs ne pénétreront pas pour les dérober. Voilà le plus grand des butins que nous puissions imaginer.

Mais si par contre, la personne envers qui nous apportons l’Évangile ne nous écoute pas, devons-nous la tuer ? Bien sûr que non. Du moins pas de la façon dont nous le pensons. Ici encore, le jugement est entièrement entre les mains de Christ. Si la personne résiste, ce n’est pas contre nous, mais bien contre Christ qu’elle se rebelle. Et si la personne persiste consciemment à se rattacher aux esprits étrangers qui la retiennent captive et la forcent à pécher, tôt ou tard le jugement de Christ la rattrapera et pourra la conduire à la seconde mort, celle qui sera définitive. De notre côté, la seule chose qu’il nous reste à faire lorsque nous sommes en face d’une personnes rebelle, c’est de la remettre entre les mains de notre Seigneur.

Jésus répète également ce commandement et la met en pratique lorsqu’il envoie ses disciples dans le ministère dans Luc 9 et 10 :

Il leur a dit :

Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n’ayez pas deux tuniques. Dans quelque maison que vous entriez, restez-y; et c’est de là que vous partirez. Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux.

Luc 9:3-5

Nous devons suivre ce commandement, selon sa mise en pratique tel que renforcé par Yéchoua: Nous ne tuons plus personne de manière physique comme cela fut le cas aux temps de l’ancien testament. Nous ne faisons que secouer la poussière de nos pieds. S’ils rejettent la paix que nous leur offrons, ils se déclarent ennemis de notre Seigneur. A ce moment, nous devons les remettre à la Cour suprême par le biais de ce signe symbolique qu’est le nettoyage de la poussière de nos pieds. Ensuite, s’ils persistent dans leur rébellion jusqu’à la fin, Christ lui-même exécutera le jugement sur eux selon le Commandement précédent et original cité ci-dessus.

Pour conclure, le commandement original de l’Ancien Testament est toujours en vigueur. Mais aujourd’hui, Christ est seul Juge et non les hommes. Mais étant donné que le temps de la Grâce est elle aussi toujours en vigueur, Lui-même offre à tous l’exécution de notre vieil-homme au niveau de l’esprit afin que nous puissions recevoir la Vie Éternelle en laissant notre nouvel-homme naitre en nous. Mais au retour de Christ, lorsque le temps de la Grâce s’achevera. A cet instant, toutes les lois sur la peine de mort seront à nouveau exécutées niveau physique selon le jugement original requis par l’Ancien Testament. Ainsi, tous ceux qui n’auront pas accepté cette Grâce mourront deux fois et de manière définitive.

Encore un Commandement, élevé à la perfection par notre Rédempteur, lorsque combiné et doublé par la Grâce, celui-ci s’accomplit au niveau de l’Esprit.

RichardSipos/Z.Shlomo/2022/9/9

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