Dans ce qui suit, nous examinerons comment le ministère des disciples de Jésus devrait fonctionner à la lumière de ce que nous lisons dans les Actes des Apôtres et sur la base des Commandements de Jésus :

Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. Il les envoya prêcher le royaume d’Elohim, et guérir les malades. Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n’ayez pas deux tuniques. Dans quelque maison que vous entriez, restez-y; et c’est de là que vous partirez. Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux. Ils partirent, et ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons. Luc 9:1-6

Où pouvons-nous voir ce pouvoir qui chasse les démons et guérit les maladies aujourd’hui ? Nous ne devons pas en effet prêcher aux gens un Dieu qui leur est inconnu. N’essayons pas non plus de les convaincre par la logique de vains arguments, mais apportons-leur le Roi Oint, comme le fit autrefois cet ânon à Jerusalem. C’est alors à Lui de démontrer Sa puissance sur-le-champ en guérissant les malades et en chassant les mauvais esprits.

Signes et prodiges : voilà ce qui manque aux évangélisations aujourd’hui.

Faire réciter la prière de repentance à quelqu’un ne lui apporte pas la nouvelle vie, mais le mène tout au plus à cet état intermédiaire de religiosité qui ronge le Corps de Christ. Beaucoup ne reconnaissent la vérité que dans la mesure où ils ressentent que quelque chose de très malsain arrive sur le monde et qu’il vaudrait mieux se mettre sous une quelqu’autorité spirituelle proposant une solution avant que le ciel ne nous tombe sur la tête. La Vie Éternelle ne pourrait résulter d’un tel niveau de reconnaissance superficielle de ce qu’est la personne du Messie. Les gens ont besoin de voir que celui dont nous allons témoigner est toujours là parmi nous et avec nous à travers la manifestation visible de sa puissance, afin que notre témoignage atteigne les profondeurs de leurs cœurs.

Car la Grâce ne passe pas par la reconnaissance superficielle de Jésus, mais bien par l’accomplissement des trois étapes suivantes  :

le Repentir – le Baptême d’Eau – le Baptême de Feu

Pourquoi cela ne fonctionne-t-il aujourd’hui que de manière sporadique ?

Lorsque le plus grand attentat jamais perpétré contre le Corps de Christ a été commis par Rome et son Constantin le « grand », qui voyant l’inutilité des persécutions contre les Chrétiens a décidé de mettre la main sur l’Église en devenant chrétienne elle-même, le concept de disciple a également été sévérement endommagé. La Réforme n’a apporté aucune restauration significatives dans ce domaine jusqu’au XIXe siècle.

Aujourd’hui, beaucoup de gens sortent dans les rues pour proclamer le pardon des péchés, le sang versé de Jésus et ils le font bien. Il n’y a rien de mal avec ce message. Le problème, c’est l’ordre des choses, et le fait que nous soyons embourbés dans nos discours théologico-philosophiques de racine gréo-romaine. Comme aux époques helléniques, les chrétiens d’aujourd’hui élèvent la voix dans les forums et autres lieux publics afin d’annoncer des vérités bibliques et parler de l’accomplissement des prophéties à des gens qui n’ont aucune notion de la Bible, des Commandements ni des prophètes. Ces gens n’ont le plus souvent jamais lu la Bible et tout ce qu’ils « savent » sur Jésus, c’est qu’il serait né un jour de Noël et qu’il était le fils de la Vierge Marie.

Ne connaissant pas les prophéties, ils ne se rendront pas compte que celles-ci sont en train de se réaliser sous leurs yeux. De plus, la façon de penser hellénique est encore si profondément ancrée chez les croyants, même les plus réformés, qu’ils se concentrent constamment sur la raison et la persuasion des gens via leur intellect par le raisonnement.

Les non-croyants de leur côté nous rétorquent le plus souvent et avec raison : « Je crois si je le vois ». Ils veulent des preuves et ils nous les demandent. Et nous en sommes souvent presque scandalisés; pensant que la foi ne peut et ne doit être prouvé. Pourtant, ce sont eux qui ont parfaitement raison. Et notre Maître attend cela de nous, que nous le portions vers ces gens afin qu’Il leur prouve Son existence et Sa puissance lui-même. Les gens ont raison de demander des preuves. Et ces preuves ne sont autres que

les signes et les miracles qui, comme un bélier, ouvrent pleinement le chemin vers les cœurs afin de pouvoir accepter l’Évangile de Christ.

Tout comme on ne peut pas conquérir une femme sans préliminaires, car en cas contraire il s’agirait d’un viol. Si elle cède malgré tout, ce ne serait jamais véritablement de l’amour ou un mariage, au mieux elle deviendrait une esclave soumise ne connaissant pas la Liberté en Christ et ne deviendrait jamais véritablement un compagnon de service.

Tout d’abord, ce sont les cœurs qui doivent être ouverts et ce, par la démonstration de la force, de la puissance et de l’amour de Christ devant leurs yeux. C’est ainsi qu’il leur sera clair que Christ est réel, véritable et qu’Il disait vrai. Ceci est la seule façon pour eux d’arriver à la véritable repentance comme premier pas vers la Vie Éternelle.

Le premier ministère qui suivit le don du Saint-Esprit

Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière: c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit: Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit: Je n’ai ni argent, ni or; mais ce que j’ai, je te le donne: au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Elohim. Tout le monde le vit marchant et louant Elohim. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple: Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme? Actes 3:1-12

Ensuite, Pierre continue en rendant le témoignage de Jésus aux oreilles des gens qui se trouvaient dans le temple.

Ici aussi, nous voyons à quel point nous avons oublié que le ministère ne peut être efficace que lorsqu’en toute foi, nous laissons

Jésus Christ marcher devant nous et accomplir des signes et des prodiges

C’est ainsi qu’il témoigne que nous, ses disciples, sommes en Lui et que cela vaut la peine de prêter attention à ce que nous allons dire.

Dans l’évangélisation actuelle c’est tout le contraire qui se passe. Toutes sortes de croyants sortent et passent eux-mêmes devant Christ afin de l’annoncer aux autres. Le monde voit immédiatement que ceux-ci luttent humainement et qu’ils ne sont soutenu par aucune véritable autorité spirituelle si ce n’est la leur ou celle de leurs églises et dénominations.

Ils se mettent ainsi dans une situation similaire à celle de ces Juifs dans Actes 19:11-17, qui n’étaient pas en Christ et ont tenté de chasser les démons en se référant au nom de Jésus.

Lorsqu’un serviteur, puisse-t-il être pleinement en Christ, n’œuvre pas selon ce qu’Il nous a ordonné de faire, en utilisant son pouvoir et son autorité, il devient comme ces deux Juifs que les démons ont raillés et ceux vers qui il aura apporté la Parole passeront leur chemin le sourire aux lèvres. Quant-à-lui, il rentrera le plus souvent bredouille, affaibli et épuisé.

Mais si malgré cela nous arrivons parfois à convertir quelqu’un, que nous le baptisions, qu’il naisse de nouveau et qu’il reçoive même le Saint-Esprit, immense joie et bénédiction, mais cela arrive beaucoup plus rarement que si nous avions fait les choses, selon l’ordre indiqué. En outre, en pareil cas, la personne convertie de la sorte transmettra l’Évanglie à son tour avec le même manque d’onction, d’autorité et de puissance véritable, n’ayant vu aucun autre exemple plus véridique.

Le ministère peut également porter des fruits de cette façon, mais combien plus en aurons-nous si nous obéissons pleinement et uniquement à notre Maître Yéshoua .

Ils sont sortis, chassèrent les démons et guérirent les malades

Pierre et Jean n’ont pas non plus demandé à l’infirme au Temple s’il se sentait coupable, s’il était préparé, s’il avait pardonné à tout le monde afin qu’il puisse être guéri. Rien de tout cela.

Ils lui ont immédiatement offert la guérison et cela s’est produit sur leur ordre

Si Christ est le même aujourd’hui qu’hier, Sa Parole également, alors le mode de transmission reste aussi inchangé. Ainsi quiconque enseigne que les temps et les circonstances ayant changées depuis l’époque des Actes des Apôtres, le ministère doit lui-aussi s’opérer différemment, est un faux enseignant.

Bien au contraire! Que les progrès de la science ne trompent personne. N’allons pas non plus croire que le nombre sans cesse croissant de diplômés d’universités soit une preuve d’intelligente accrue de l’homme moderne et qu’ainsi il ne soit plus nécessaire d’avoir recours aux signes surnaturels pour le convaincre de l’Evangile. Non, le progrès scientifique, l’utilisation de supports technologiques de plus en plus sophistiqués et doublés de l’intelligence artificielle ainsi que le bourrage de crâne opéré aux travers d’une éducation en grande partie destructrice a tellement appauvri l’humain en esprit et au niveau de l’intellect – car constamment bombardé d’informations inutiles – que les miracles et les prodigues sont plus nécessaires que jamais.

Car en effet, l’homme moderne est intellectuellement bien plus faible, bien moins intelligent et a des capacités cérébrales sans cesses plus limitées que nos aïeux. L’évolution est un leurre, la dévolution est la triste réalité. D’une part à cause de tous ces outils modernes prenant le relai de la pensée et de la mémoire comme les smart phones et les ordinateurs et aussi et surtout parce que le péché qui va grandissant dégénère de plus en plus l’organisme humain y compris le cerveau.

Les disciples quant à eux doivent se purifier du lavage de cerveau helléniste qui s’opère au sein de la chrétienté depuis que celle-ci ait été fait captive par Rome. Nous devons poser les pieds sur l’eau, croire en ce que Jésus peut et veut agir à travers nous. Cessons de penser que de beau discours suffirons à rassembler toutes les âmes qui attendent la moisson. Aucun véritable grand éveil ne s’opèrera ainsi.

Les miracles ne viendront pas forcément tout de suite ni dans chaque cas. Il faut prier pour les autres avec persévérance jusqu’à ce qu’on réussisse. Comme dans tous les autres domaines de la vie, le travail, le sport, ici c’est pareil. Et avant toute chose demandons à ce que nos cœurs soient balayés et purifiés de toutes ces fausses théologies dénominationnelles afin de restaurer l’original.

la vie de disciple est parsemée d’erreurs et d’échecs et nous devons apprendre tous les jours

Il est aussi important de chercher des frères et des serviteurs qui sont déjà impliqués dans ce travail et ayant déjà de l’expérience. Ceux-ci peuvent nous enseigner et nous servir de modèles jusqu’à ce que nous devenions nous-mêmes des « pros ».

Est-ce que ça t’a déjà aussi traversé l’esprit ?

Je crois que quiconque est en Christ est capable de ressentir lorsque quelque chose ne va pas bien dans son ministère. On se rassure souvent en reportant la responsabilité sur ce monde qui est de plus en plus corrompu et sur les gens qui sont de plus en plus rebelles. Il en est bel et bien ainsi, mais de notre côté la raison est que la réforme s’arrête toujours à un certain point et nous n’osons pas aller au-delà. Nous ne supplions pas le Seigneur de tout rétablir, selon ce qui est décrit dans les Actes des Apôtres, même le mode de vie en communauté lorsque tout était commun !

Alors maintenant, ne vas pas te culpabiliser si tu n’as pas complètement fait ton ministère, selon ce que Jésus nous a ordonné de faire à l’origine. Toi aussi, tu as été trompé. Nous avons tous été induis en erreur par nos églises et autres dénominations. Sachons cependant que le Seigneur ne tient pas compte du temps de l’ignorance. Ne vas pas non plus penser que tout ce que tu as fait jusqu’à présent a été en vain. Car tu auras au moins semé les graines. Peut-être sont-elles surtout tombées dans la mauvaise terre, mais sache que l’Esprit, qui en hébreux se dit Rouah, qui veut également dire « vent » est capable d’emporter les graines et de les faire tomber dans des terres meilleures afin qu’elles finissent par germer.

Mais dorénavant, que personne ne doive passer le balais après nous. Obéissons, laissons-nous guider directement vers la bonne terre en utilisant pleinement et en toute foi les armes spirituelles qui nous ont été données d’en haut afin de faire des disciples de toutes les nations.

Voir également: Shavouot – Pentecôte

richard.sipos/zeev.shlomo/2022/9/7

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