Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils étaient tous d’un accord dans un même lieu. Alors, il vint tout à coup du ciel un bruit comme celui d’un vent qui souffle avec impétuosité et il remplit toute la maison où ils étaient. Et il leur apparut des langues divisées, comme de feu et elles se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’énoncer. (Actes 2:1-4)

La promesse de Yeshua accomplie

Après sa résurrection Jésus apparut à ses disciples pendant 40 jours durant la période du décompte de l’omer avant de retourner vers le Père. Comme promis, le moment de l’arrivée du Consolateur approchait. Comme lorsque nos ancêtres attendaient le retour de Moïse du mont Sinaï avec les 10 Promesses ou Commandements dans le désert au cours du 3ème mois après l’Exode d’Egypte, la révélation se fit au milieu des grands vents et des flammes, l’arrivée de l’Esprit Saint fut accompagné de vent (Rouakh) et des langues divisées de feu.

La fête de Chavouot, selon le commandement de Moïse, consiste à mettre de côté les premiers fruits de la récolte et à les présenter, comme nous le lisons dans Exode 34. Lors de cette fête juive, les premiers disciples se sont réunis dans la chambre haute de Jérusalem. Juifs et prosélytes du monde entier se sont rassemblés pour cette fête de pèlerinage.

L’un des actes prophétiques de la part du judaïsme rabbinique a été de transformer Chavouot en fête du don de la Torah car en exil, en l’absence du droit à la terre, pour les juifs, la présentation des prémices d’une quelconque récolte perd tout simplement son sens. Seule la Torah, en tant que prémices spirituelles qui avait été donnée à notre peuple, pouvait être au centre de la célébration. La date de Chavouot semble en effet coïncider avec la révélation au mont Sinaï.

Cependant, au lieu des deux tables de pierre, ce furent des langues de feu fendues ou divisées qui apparurent au-dessus des disciples. Les langues de flamme doubles ou réparties, de par leur forme, rappellent précisément les deux tables de pierre. Bien qu’ici, dans Actes 2, l’auteur mentionne l’accomplissement d’une certaine prophétie révélée plus tôt dans Joël 3, ici une autre prophétie majeure a également été accomplie: Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda, Une alliance nouvelle, Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je fusse leur maître, dit l’Éternel. Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur coeur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. (Jeremie 31:31-33)

Au début du texte, j’ai fait allusion à 10 promesses en parlant des 10 commandements. En effet, un élément très important se dissimule dans la manière dont les 10 commandements ont été formulés. Il s’agit du temps futur utilisé dans la conjugaison des 10 phrases prononcées. Tous les commandements commencent comme suit : Tu ne fera, convoitera, n’aura pas… etc.

À première vue, cela peut sembler être une simple tournure stylistique n’ayant aucune signification supplémentaire ou voilée. Comme nos prédécesseurs à l’époque, nous les interprétons instinctivement comme étant des règles à observer un point c’est tout. Et ils firent bien, car cette dimension d’interprétation était aussi dans la volonté de YHWH. Les commandements nous furent révélées afin que nous les gardions et les respections. Mais ils nous ont aussi été donnés pour que nous réalisions que nous sommes incapables de les garder sans l’aide d’Elohim et de Son Esprit.

L’utilisation du futur a une signification spirituelle très profonde et n’est autre que le signe que les Commandements, aussi obligatoires soient-ils, agiraient un jour en nous par eux-mêmes. C’était le signe précurseur des temps à venir annonçant l’accomplissement de la promesse de Jérémie citée plus haut. Nous n’avons plus à nous retenir de commettre le péché ayant constamment les Commandements sous les yeux et en mémoire, mais nous cessons simplement et de manière instinctive de vouloir transgresser la loi, porter de faux témoignage, tuer, commettre l’adultère et le reste, car nous ne ressentons plus l’envie, le besoin et le plaisir de le faire. Nous cessons d’être sous la domination de notre propre personne, de notre chair ou de tout autre esprit étranger. Nous ne vivons plus selon nos instincts humains. Notre vieil homme ne sera plus le patron de notre vie et aucun démon ne pourra plus nous dominer de l’intérieur, mais c’est désormais Christ qui vit en nous et l’Esprit Saint qui nous guide. Ainsi sommes-nous libérés du péché. Nous ne transgresserons plus la Loi et sommes ainsi libres de la malédiction du jugement qui découle de sa violation.

La violation de la loi ne peut plus se produire à partir de ce moment si l’on reste obéissant à l’Esprit de Christ vivant en nous. C’est cela que veut dire l’accomplissement de la Loi en Christ. Son Esprit s’installe en nous, nous renaissons par le baptême du feu et observer la Loi devient instinctif, une impulsion interne et irrésistible à laquelle il n’est plus difficile d’obéir. Non pas parce que nous en attendons une quelconque récompense, puisque nous avons déjà reçu l’ultime Récompense par le sang de Christ, mais parce qu’il est bon de faire du bien à l’autre, de faire à son prochain ce que notre Seigneur lui ferait également, l’aimer de cet amour véritable qui n’est pas humain.

Le Commandement de l’Amour, une fois gravé dans nos cœurs, ne peut plus contredire ni les 10 commandements ni les 613 autres lois pratiques.

Lorsque le commandement d’aimer notre Elohim et notre prochain prend vie en nous, chaque 10 et 613 autres commandement qui n’en sont que le développement, agissent automatiquement et instinctivement en et à travers nous pour rayonner vers le monde extérieur. C’est ainsi que l’amour nous délivre non de la Loi, mais du jugement que sa violation implique.

La question ne se pose donc plus lorsque je vois que mon prochain est en difficulté que j’aille l’aider à retrouver son âne (c’est-à-dire sa vie, son existence, ses biens égarés, sa voiture, sa santé, sa connaissance du Seigneur, etc., Ex 23:4), même s’il s’agit de mon ennemi, car je ne pourrai plus supporter la vue de personnes en difficulté. La question ne se pose plus que lorsque je nuis à quelqu’un, je vais par la suite réparer mes torts en restituant la chose à ce dernier tout en y rajoutant un cinquième en signe d’indemnisation tout en faisant preuve d’humilité et de remords.

Signes et miracles hier et aujourd’hui

Le don de l’Esprit Saint était suivi de signes. Ils prophétisaient et parlaient en langues. Cependant, tout cela était dû au fait que l’Esprit Saint est entré en eux et que le processus de sanctification s’est amorcé. Les 2 Commandements de l’Amour qui sont la contraction des 10 commandements qui eux-mêmes sont le résumé des 613 mitsvot, ont commencé à se graver dans leurs cœurs à ce moment bien précis.

En conséquence, leur vision fut purifiée, car leurs pensées furent de moins en moins sous l’influence de la chair et de l’âme. Ainsi la Loi entrée en vigueur, la Parole Vivante qui résidait désormais en eux, a transformé leur cécité spirituelle en vision prophétique. Ici, leurs langues ont commencé à dire ce dont leur cœur était rempli, c’est-à-dire un degré de sainteté que les langues humaines ne sont pas capables d’exprimer.

Il n’est pas question que ces sortes de manifestations Spirituelles ne soient plus nécessaires aujourd’hui, parce que l’impression de livres…, la Bible dans nos poches… et d’autres arguments. Il faut reconnaître que l’humanité sur-éduquée d’aujourd’hui, aveuglée par toutes sortes de sciences et de philosophies et qui se considère hautement informée et intelligente, est de moins en moins susceptible d’être convaincue de la nécessité d’un Sauveur et de la véracité de la Bible même avec les meilleurs arguments du monde. Aujourd’hui plus que jamais, le monde a grand besoin de signes et de miracles. Nous devons les demander au Seigneur chaque jour. Puissions-nous parler les langues avec pureté et encore plus prophétiser et encore davantage guérir et délivrer les malades et les captifs, car c’est ce qui manque sérieusement à nous disciples aujourd’hui. Nous demander ces choses et les demander sans douter.

Ne nous arrêtons pas au niveau des manifestations pentecôtistes de l’Esprit, mais allons plus loin sans négliger ces dernières tout en implorant le Seigneur afin que les signes qu’Il nous a promis nous accompagnent aussi partout où nous allons : Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. (Marc 16: 17-18)

Que ces quatre promesses s’accomplissent en cette fête de la Pentecôte dans la vie de tous les membres du Corps du Christ : la prophétie de Joël, celle de Jérémie et les deux promesses de Jésus. Suite au don de l’Esprit Saint, que les fruits de l’Esprit abondent également dans nos vies.

ZeevShlomo / RichardSipos / 06.06.2021

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