En hébreux, le mot EREV veut dire soir. Selon le calendrier lunaire utilisé par les juifs, les jours commencent la veille au soir, comme nous pouvons le lire dans le livre de la Gènese lors de la création du monde. La veille au soir est le moment de la rétrospection, de la remise en ordre ainsi que de l’accueil et de la préparation du lendemain.

À l’origine, ce ministère a vu le jour afin de mettre en ligne les sermons audibles que nous faisions en famille le vendredi soir lors de l’accueil du Shabbat. Depuis, sous une forme un peu différente et pas uniquement pour diffuser les enseignement du vendredi soir, nous avons décidé de garder ce nom EREV Shabbat, comme le symbole de notre ministère, car nous pensons réellement que l’histoire de notre monde est entrée dans sa dernière phase.

Le retour du Messie est imminent, l’obscurité ne cesse de croître et nous sommes visiblement entrés dans la période qui précède le Shabbat HaGadol (Grand Shabbat). Dans le monde entier, les gens courent dans tous les sens comme des fourmis frénétiques pressentant l’arrivée de la tempête. Pendant ce temps, il existe un Peuple qui ne vas pas au bar, en discothèque ou dans d’autres lieux de plaisance afin de se décompresser et d’oublier les vicissitudes d’une rude semaine de labeur, mais qui au contraire, s’en va en silence à la rencontre de l’Éternel.

Le peuple juif se prépare à l’avance. Alors que rien n’est encore visible, et l’on pourrait même croire que le Tout Puissant a quitté ce monde, tel le vice règne en puissance, le peuple juif persévère dans la foi et l’espérance. Nous savons très bien que si le ciel s’obscurcit c’est que le soleil doit inévitablement se lever bientôt. …et il y eut un soir, et il y eut un matin…

Tous les jours commencent donc par le soir de la veille. C’est la raison pour laquelle le Shabbat commence le vendredi à la tombée de la nuit. Nous allumons les bougies lorsque le soleil se couche à l’horizon. Dès que le soleil disparaît, le monde éclate dans la débauche et l’hystérie collective afin de se déffouler et de se vider du stress accumulé durant la semaine. Pendant ce temps, une minorité fait exactement le contraire. Elle va devant יהוה en humilité et en toute sainteté, fermant la porte de son Arche derrière elle et devant ce déluge de mécréance et d’iniquité afin d’aller au devant du Seigneur.

Nous ne le faisons non pas car nous sommes des êtres brillants et originellement parfaits, mais bien parce que nous avons autrefois rencontrés יהוה et avons accepté ses Commandements. Nous l’avons accepté d’une part parce que nous voulions notre bien, mais également afin de devenir un signe aux yeux des autres peuples, aux yeux de tous ceux qui poursuivent des chimères comme des insensés. Eux sont ceux qui doivent se rendre compte qu’il existe un endroit où la lumière de la vie s’allume dans le monde obscure qui nous entoure.

Tout comme Noé construisit son arche selon les directives du Seigneur, alors que ses contemporains continuaient à vivre leurs vies, ils mangeaient, buvaient, se réunissaient pour s’amuser et se moquer de Noé et de sa famille. Noé savait que l’arche devait être prête avant que n’arrive le jugement. Il savait que la construction ne pouvait pas attendre l’apparition de la première goûte de pluie, mais qu’il fallait s’y mettre au temps de la sécheresse, au beau milieu du désert alors que tout était sec et aride.

De même, lors du soir de Séder avant la sortie d’Égypte, lorsqu’au-dehors, l’ange de la mort emmenait ses victimes, le peuple juif se préparait à sortir du pays. Là non plus, ils ne se sont pas réveillés tôt le matin, mais avaient déjà tout préparé la veille au soir selon les directives de Moïse. Suite au sacrifice de l’agneau, les pans de la porte devaient être enduis de son sang et après l’avoir fermée, le dîner devait être consommé. Ce repas n’était autre que la préfiguration de la Cène de notre Seigneur Yéshoua HaMashiah. Lorsque le soleil se leva, tout le monde devait avoir l’estomac bien rempli afin d’affronter le grand voyage qui les attendait. Tout le monde était ainsi muni de toute la défense et de toute la nourriture spirituelle dont ils avaient besoin pour survivre sur la route et atteindre l’objectif.

Dehors, le ciel s’obscurcit, nous sommes à la veille du Grand Shabbat. On ne peut survivre à cette sombre époque sans la Lumière. Nous devons nous aussi construire notre arche de Noé tant qu’il est encore temps. Nous devons consommer le plat du Séder, la Cène, en signe de notre alliance et de notre appartenance au Corps du Christ afin que l’ange de la mort n’ait aucun droit de passer le seuil de notre porte pour nous emporter avec lui.

Nous allumons des bougies vendredi soir afin de préserver la clarté et d’être en union avec la Lumière du monde. Comme au premier jour de la création, avant l’apparition du ciel et de la terre, lorsque régnait le tohu et le bohu (le vide, le désordre, le chaos), la Lumière fut le premier don que le Créateur fit au monde. Selon la tradition juive, la première bougie commémore l’acte divin de la création. Nous allumons la première bougie comme le Créateur introduisit la Lumière dans le monde. La seconde bougie rappelle la Délivrance et la sortie d’Égypte.

Le Peuple élu ne sait pas, car il ne peut encore savoir que le Messie tant attendu est déjà passé. Nous sommes cependant quelques-uns à l’accepter et à le proclamer en tant que Lueur unique, en tant que Chemin qui fut donné aux peuples afin qu’ils puissent également devenir citoyens du Royaume des Cieux. Les juifs sont un témoignage en de nombreux points, il est donc utile de garder un oeil sur eux. Le chemin vers l’Éternel ne passe cependant plus par eux. Christ est le seul Chemin pour les autres nations. Les juifs sont entre les mains de l’Éternel, mais leur voie est différente et ils ont été mis de côté jusqu’à ce que leur temps arrive. Ce temps arriver à pas de géant, mais il ne s’est pas encore accompli. Les juifs traditionnels sont des panneaux d’indication qu’il est important d’observer. Mais le panneau n’est pas l’objectif. Gardons un regard sur eux, mais ne quittons surtout pas la Route des yeux.

Nous n’avons pas l’intention de semer la panique en proclamant des prophéties de la fin des temps. Il est cependant de plus en plus évident, même aux yeux des incrédules, que les signes des temps sont là. Nous les entendons en parler sans cesse. Notre but n’est pas de focaliser notre attention sur l’obscurité, mais bien de faire ressortir la solution au problème, divulguer la Rédemption.

Puisse cette modeste initiative qu’est notre ministère être une lueur de bougie dévoilant aux autres le Sentier du Salut, Yéshoua HaMashiah.page2image1666672page2image1654192

zeev shlomo

01.11.2013

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