Au cours du processus de la Réforme, plusieurs églises ont été fondées après avoir reconnu que le Shabbat était le jour saint original que Yahuwah a défini, comme décrit dans les dix commandements :

Souviens-toi du jour du shabbat, pour le sanctifier.

Exode 20:8

En effet, nous ne lisons rien du genre : « tu mettras à part un jour de ton choix pour le sanctifier… », mais nous pouvons bien voir que le Shabbat (le septième jour) a été spécifiquement choisi par Elohim pour être un point de rencontre, un signe de notre Alliance.

Yahushua lui-même n’en fit pas autrement. Cependant, il a parfois fait preuve d’une sorte de « désobéissance civile » ou plutôt de « désobéissance de scribes » en se permettant de guérir des malades et de délivrer des captifs de leurs péchés, même les jours de Shabbat. Cela scandalisait en effet les chefs religieux de l’époque, puisqu’ils avaient depuis longtemps oublié que

le Shabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le Shabbat

Dès lors, la bénédiction du Shabbat devint pour eux une malédiction, car ils endossèrent un terrible joug psychologique en devant constamment veiller à ne pas transgresser les restrictions établies par leurs chefs spirituels.

Car la loi de la Vie et de l’Amour prévalent sur tous les autres décrets

Plus tard, Yahushua déclare aussi que

Le Fils de l’homme est maître même du Shabbat.

Luc 6:5

Cela signifie que quiconque est dans le Messie, est lui-même au-dessus du Shabbat avec le Messie.

Mais il ne s’ensuit pas qu’on ait le droit d’interchanger les jours

Car dans ce cas, une telle personne se fait le prisonnier d’un autre jour par le simple fait de le désigner. Après tout, Yahushua n’est pas mort sur la croix pour introniser un autre jour de repos, mais bien pour accomplir celui qui existait déjà !

Et être au-dessus de la loi ne nous donne pas le droit d’enfreindre celle-ci, mais elle se trouve sous nos pieds en tant que fondement, comme support pour que notre propre temple, le temple de Ruach HaKodesh, ne vacille pas et repose sur une base solide, sur le fondements de la loi et des prophètes, fondements sur lesquels l’Église elle-même a été bâtie.

Paul lui-même n’a jamais rien dit de tel, même lorsqu’il demandait aux anciens de ne pas accabler les nouveaux disciples avec des questions de jours et de dates, car ils sont encore des enfants en esprit et mieux vaut ne pas les perturber avec des détails qui ne concernent que ceux qui sont déjà affermis dans la foi et l’Esprit.

Nos jeunes frères peuvent se permettre certaines choses que nous ne pouvons plus. Tant qu’ils le font par pureté de cœur et par ignorance, cela demeure un sacrifice de bonne odeur aux yeux d’Elohim. Laissez-les faire tant que leur adoration est sans tache. Cependant, Paul ne l’ajoute pas, mais il est clair que tôt ou tard, et conséquence du processus de sanctification et de maturation spirituelle, Ruach HaKodesh rétablira également l’ordre originel en eux. Ce n’est pas à nous de définir les temps et la durée de la patience qu’Elohim accorde à ses autres enfants, mais gardons-nous bien de leur faire croire qu’ils peuvent indéfiniment perdurer dans leurs enfantillages.

La Volonté originelle de Yahuwah, cependant, est de sanctifier/séparer le Shabbat qui est le samedi et non un autre jour.

Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des Shabbats: c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est dans le Messie.

Colossiens 2:16-17

Quant au samedi originel comme ombre, que chacun s’abstienne de créer une ombre alternative à la place de l’ancienne et de l’originale. Surtout pour finalement ne faire que recréer une série de cérémonies tout aussi religieuses que ne l’étaient celles qui se sont développées autour de l’original :  » … donc on se réunis, tel jour, dans tel endroit particulier, ceci est permis, cela ne l’est pas, nous chanterons ça, pendant autant de temps, puis il faudra lire tel passage des Écritures, priez ceci, se comporter comme cela, mettre notre dîme dans tel boite et nos offrandes dans tel panier… et surtout : c’est un tel et un tel qui va prêcher parce qu’il a la connaissance requise selon nos exigences théologiques établies, comme les scribes du temps de Yeshua ». Il s’agit de ces endroits nommés églises ou assemblées où des robots religieux sont formés au lieu de faire des disciples par la naissance à nouveau qui soient directement guidés par Ruach HaKodesh après un certain temps.

Le Saint Tabernacle dans le désert, qui est notre modèle, est quant à lui mobile, flexible, allant ici et là sous la direction de l’Esprit du Messie. Ainsi, la Loi/les Commandements parmi lesquels celui du Shabbat, doivent également être mobiles, flexibles et doivent agir comme une bénédiction et un moyen de donner et de fortifier la vie selon le lieu et la situation.

Shabbat: ombre ou réalité du Messie

Pour nous, en tant que Lévites dans le Sanctuaire Céleste, chaque jour est un Shabbat et un Jour Saint perpétuel.

Comme pour toutes les autres Fêtes de Yahuwah, en tant que lévites vivant et servant dans le Messie, nous vivons toutes les Fêtes et Shabbats de manière permanente en la présence de Yahushua. Pour nous, en esprit, chaque jour est Shabbat, Yom Kippour, Pessah et toutes les autres fêtes. Ce qui nous importe ce n’est plus les dates selon le calendrier, les horaires ni les heures, mais la continuité et l’accomplissement des Moments Saints dans nos cœurs. En savoir plus à ce sujet : Les fêtes de Yahuwah en Yahushua

Dans la dimension temporelle, les grands événements de l’Histoire du Salut se sont tous accomplis lors des fêtes bibliques. Ainsi, suite à Shavuot (Pentecôte), le prochain grand événement qui doit s’accomplir sera Yom HaTroua (Jour des Trompettes). Les fêtes ont donc plusieurs dimensions également, voir l’article Fêtes Éternelles. Mais ici, nous allons analyser les fêtes uniquement sur un plan personnel et individuel plutôt qu’historique ou universel.

Donc,

ceux qui n’appartiennent pas au Messie sont encore sous la loi,

ainsi, ces lois s’appliquent à eux selon leur ordre originel. Car contrairement à la circoncision, le Shabbat est mentionné sur les deux tablettes de pierre, ce qui signifie qu’il fait partie des 10 Commandements. Ainsi, cela s’applique également à l’Église entière et au peuple d’Elohim en règle générale, c’est à dire tout ceux qui sont nés de nouveau dans le Messie. Comme nous l’avons lu plusieurs fois à propos du sacrifice de Pessach, il nous est annoncé: « ayez une seule loi pour l’indigène et l’étranger ». Ces étrangers savent que ces Jours sont désignés pour qu’ils puissent se rapprocher de Yahuwah, afin de Le rencontrer. Pour nous, qui vivons en Lui, ces jours de fête, horaires et dates désignés sont importants et doivent être observés à ce niveau et de leur point de vue uniquement, car le ministère envers les externes devient particulièrement intense en ces moments précis de l’année.

Le cœur des gens est plus ouverts pour recevoir la Parole d’Elohim à travers nos témoignages et nos ministères durant ces jours désignés.

Il faut donc plus que les autres jours être en alerte, parés pour l’attaque.

Mais en tant que disciples nés de nouveau, nous ne devons plus nous conformer à la simple lettre, mais la Loi vit et agit en nous par le feu du Saint-Esprit. Ceci l’élément essentiel que je m’efforce de vous faire comprendre à travers pratiquement tous mes enseignements.

Car Shabbat est un signe entre les enfants d’Israël et Elohim. Ce signe doit aussi être respecté et proclamé comme loi éternelle par ceux qui ne font certes pas partie des enfants d’Israël, car étant déjà exemptés de la stricte observance de ce signe par leur naissance à nouveau, mais étant devenus fils d’Elohim par le Sang de l’Agneau, ils devraient connaître l’essence de ce Shabbat éternel, et comme un signe encore plus grand, cela devrait être visible en eux, chaque jour de la semaine. (par exemple, lorsque tu réalises que les gens remarquent à quel point tu es stable, à quel point tu es optimiste, même dans des situations où eux paniquent. Lorsque tout le monde a peur de quelque chose, ils voient que toi, tu marches littéralement sur l’eau et que tu n’es pas affecté par les traumatismes qui affligent les laïcs ou même tes frères encore sous l’esprit de la religiosité. Il s’agit d’un type de Shabbat constant et vécu au plus profond de toi).

Et ceux qui des étrangers, ceux qui n’ont pas encore rejoint le peuple d’Elohim par le Sang de l’Agneau, ils doivent aussi connaître ces lois. Après une semaine de travail, il est naturel qu’aux jours fixés, ils se dirigent vers nous, les Lévites, s’ils recherchent Elohim. Pour nous, les jours fériés, les horaires et les dates sont importants et doivent être respectés dans cette perspective, car nous devons savoir que notre ministère envers le monde extérieur devient particulièrement intense en ces moments précis.

En ces jours, les cœurs sont plus ouverts, la précipitation et le stress quotidien s’estompent et l’ouverture à la Parole d’Elohim augmente. Parce que, que cela vous plaise ou non, le samedi a une forte influence spirituelle sur toutes les créatures et le monde créé et celles-ci le ressentent quelque part au plus profond de leur esprit et de leur cœur.

Ces jours-là, nous devons être vigilants et nous avons ainsi la responsabilité d’inviter les étrangers au respect de ces jours fixés selon le calendrier. De plus, même les fausses fêtes peuvent également être utilisées, de manière rusée, au lieu de les détruire immédiatement aux yeux de ceux qui les respectent encore. Car pour eux, ces faux jours (dimanche, Noël, etc.) sont des fêtes où leur cœur est de même plus ouvert que d’habitude et plus réceptif au message de l’Évangile.

Quel est le problème avec le dimanche

Soulignons que le dimanche, le premier jour de la semaine, Yom Echad, est un jour très spécial et presque aussi important que le samedi. Pourquoi? Eh bien tout simplement parce que ce jour-là, le Tout-Puissant a commencé son œuvre de création. Ce jour-là, Elohim a apporté la Lumière, c’est-à-dire Lui-même en tant que Messie, dans le monde déjà déchu, languissant dans le chaos et les ténèbres (Tohu VeBehu). Ce fut aussi vraisemblablement, le premier jour d’une semaine donnée (dimanche), que cette même Lumière du Monde est née dans le monde visible en la personne de Yeshua de Nazareth. Ce fut également à l’aube du dimanche, au moment où l’on sortait du Shabbat pour passer au lendemain que notre Seigneur Yahushua HaMashiah se leva des morts et ce fut surtout plus tard dans la journée que la réalité de la résurrection fut perçue par les témoins externes. Bref, sans le jour de la création, sans le premier jour de la semaine, ni le samedi ni aucun autre jour ne pourraient exister. La création et la nouvelle création et même le don de Ruach HaKodesh aux premiers disciples à Shavouot (Pentecôte) ont commencé ce jour bien précis qui est le symbole de tout nouveau départ. Aucun de ces événements majeurs n’aurait pu se produire un autre jour que celui-là !

Malgré tout cela, ni Yahuwah ni le Messie ni l’Esprit Saint n’a jamais révélé à quiconque que nous devions passer du samedi au dimanche.

Pourquoi beaucoup considèrent-ils encore le dimanche comme plus important dans ce cas ?

Peut-être parce que les premiers disciples se réunissaient les premiers jours de la semaine, comme nous le lisons dans le Livre des Actes ?

  • En effet, tout comme ils se réunissaient également tous les autres jours de la semaine. De plus, nous lisons qu’ils apparaissaient parmi leurs frères juifs traditionnels dans les synagogues les Shabbats.

Ou bien, parce que nous lisons aussi que Paul collectait les dons le premier jour de la semaine ?

  • Eh bien, d’un point de vue juif, il s’agit exactement d’une preuve que les dimanches n’étaient pas considérés comme saints par les premiers disciples, puisque nous ne traitons jamais d’argent ou de toute autre chose matérielle les jours saints. La collecte des dons est le symbole du début des travaux. Le capital est collecté pour pouvoir être distribué, pour pouvoir être utilisé pour le service, pour le ministère, c’est-à-dire pour le travail.

Dans ma propre langue maternelle par exemple, qui malgré les apparences n’est pas le français, mais bien le hongrois, le dimanche se dit Vasárnap qui est une dérivation de deux mots : Vásár signifiant marché ou achats et Nap qui signifie jour ou soleil. Ici aussi, nous pouvons comprendre que le premier jour de la semaine est loin d’être sanctifié, mais il s’agit plutôt du jour du marché, où nous achetons la nourriture dont nous avons besoin pour la semaine suivante, afin de pouvoir continuer nos besognes équipé de toute l’énergie nécessaire.

Après sa résurrection, notre Seigneur est apparu symboliquement aux disciples le dimanche, parce qu’un nouveau commencement s’ouvrait devant nous, et non pour désigner un autre jour à observer au-dessus des autres selon un nouvel ordre pharisien. C’est ce que font encore aujourd’hui les Juifs traditionnels avec le Shabbat. Ils perçoivent la loi du Shabbat par en bas, étant eux-mêmes toujours sous la loi. Ils souffrent donc constamment pour respecter toutes les réglementations (surtout depuis qu’ils y ont ajouté toutes sortes de contraintes extra-toraïques et babyloniennes, mais la question du judaïsme rabbinique n’est pas l’objet de cet article).

La loi reste la loi, Yeshua lui-même n’en a pas modifié le moindre iota, c’est-à-dire qu’il n’a même pas touché à la plus petite lettre, et encore moins a-t-il remplacé un mot entier comme Shabbat pour le transcrire en Yom Echad ! Mais en entrant dans Son corps, nous sommes entrés dans un repos sabbatique éternel, où nous vivons la sainteté de ce jour à tout moment et pour toujours. Le chrétien traditionnel a fait du Shabbat traditionnel juif et « stressant » on va dire, un dimanche tout aussi « stressant », en déclarant qu’un jour particulier est choisi au-dessus des autres, et de plus, son choix ne s’est pas porté sur le jour original et légitime. De plus, ils font tout cela sur la base de ce que Paul a déclaré, selon quoi, nous ne devrions plus nous soucier des heures et des dates désignés du calendrier. Ce phénomène n’est rien d’autre que la préservation du pharisaïsme mêlée à la distorsion de la loi. Double erreur ! …le mystère de l’iniquité agit déjà… 2Thessaloniciens 2:7

Tout comme dans le cas de la naissance de Yeshua, Elohim n’a jamais demandé à personne de célébrer sa résurrection un jour particulier de la semaine en remplacement du Shabbat.

Est-ce donc une erreur de célèbrer le dimanche ?

Naturellement oui ! Pourquoi ?

Parce que ces gens ne comprennent pas et ne reconnaissent pas ce qui vient d’être expliqué ci-dessus.

Dans la plupart des cas, leurs dimanches ne sont que les pousses sauvages restantes d’une racine catholique qui n’a toujours pas été arrachée.

Et ceci est fondamentalement le plus gros problème dans toute cette histoire ! Il ne s’agit pas du fait que quelques chrétiens se réunissent en ce jour particulier (le dimanche). Mais alors, pourquoi d’autres groupes et églises n’ont-ils pas choisi le mercredi, le jeudi ou tout autre jour ? Pas pour des réunions spéciales et semanales, mais bien pour leurs cultes ? Si le jour n’est pas si important, alors pourquoi cette exclusivité autour du dimanche ?

Ils ne s’aperçoivent même pas que n’ayant toujours pas reconsidéré la question du repos hebdomadaire, depuis le début de processus de la Réforme, les protestants ne font que perpétuer la rébellion constantinienne, qui entendait « dé-judaïser » la religion d’État nouvellement adoptée, ainsi que de modifier les temps et des noms.

La preuve même de ce qu’est réellement la racine qui se cache derrière le culte du dimanche se retrouve dans les langues anglaise et allemande : Sunday – Zontag

Les Latins eux, ont eu assez d’intelligence, ou plutôt de ruse – ayant eux-mêmes été les initiateurs de l’attentat terroriste de Constantin le « grand » – pour créer un nouveau nom pour le premier jour de la semaine et qui dérive du mot Seigneur : Domenica/Domingo/Dimanche).

L’empire romain de l’époque devait préserver de nombreuses traditions païennes, de divinités et fêtes, afin que les masses païennes vivant sous leur domination ne se rebellent pas contre le nouvel ordre instauré par Constantin par intérêt politique et spirituel. C’est ainsi que le jour saint du Dieu Soleil (Dimanche – Sunday – Zontag) est venu remplacer le Shabbat original d’Elohim. La même chose s’est produite dans le cas de Noël, ainsi que cette Pâques travestie que l’on connait où l’on fête plus la fertilité, la promiscuité, les poussins et les lapins que l’Agneau mort sur la Croix. Et naturellement, les nombreuses fêtes des soi-disant saints sont aussi la perpétuation du culte polythéiste.

Bref, il est important pour nous, disciples d’un certain âge spirituel dans le Messie de bien se remémorer que l’obéissance ne consiste pas à faire accepter à Elohim une distortion d’origine humaine voir démoniaque, afin de ne pas bousculer les esprits et garder le troupeau en intégrité, mais

c’est bien au contraire à l’Homme de se plier aux règles établies par Yahuwah qui se sont faites chair en Yahushua HaMashiah et qui s’accomplissent en nous par l’Esprit Saint.

Mais encore une fois, non plus par la lettre gravée sur de tablettes de pierre ou des textes imprimés dans des livres, mais par les langues de feu qui ont été gravées dans nos cœurs, lorsque nous sentons intérieurement que la simple pensée d’accepter le Shabbat comme étant un jour à part, apporte la paix intérieurement. Et cela, sans que je me sente obligé de ramper par terre en signe de soumission ou de me lier les mains et les pieds, afin d’assurer le respect total des commandements du jour Saint. Mais bien au contraire, nous ressentons et expérimentons cette sorte de liberté lorsque nous savons que nous pouvons et devons aussi guérir les gens comme Yeshua l’a fait, ou même monter dans une voiture et parcourir quelques kilomètres pour sortir un âne du puits, car c’est à ce moment-là qu’il en a besoin.

Nous pouvons ressentir ce sentiment de liberté n’importe quel jour de la semaine.

Si j’obéis aux lois que Ruach HaKodesh a placées dans mon cœur et attend de moi que j’en tienne compte conformément à ma maturité, conformément à mon âge spirituel, je n’ai pas à penser, à réfléchir à ce que je devrais ou ne devrais pas faire ce jour-là – tout comme tous les autres jours d’ailleurs. La loi vit en moi, et si je lui obéis, quoi que je fasse, je ne l’enfreindrai pas, car je n’aurai ni le désir ni la pensée de faire ce qui n’est pas saint.

Désormais, personne ne devrait vouloir transférer qui que ce soit de l’esclavage du samedi originel à l’esclavage d’un faux dimanche, car une telle personne n’aurait rien compris à la direction du Saint-Esprit et à ce que signifie être réellement né de nouveau ou être un adulte en esprit. Ne vous mentez pas avec vos divagations théologiques et surtout ne souillez pas les événements saints qui se sont produits le premier jour de la semaine en imposant votre nouveau et faux pharisaïsme à vous-même, aux autres voir même au monde entier.

Quelques réflexions sur les églises observant le Shabbat

Il ne faut pas penser non plus que le retour au Shabbat fait automatiquement de nous des chrétiens extras ou assure en soi notre salut. Malheureusement, il est très triste de voir que la majorité des églises observant le samedi rétablissent simplement ce commandement avec un tel niveau d’esprit pharisien que le manque de contenu spirituel rend non seulement leurs efforts et leurs réformes inutiles, mais par ce fait, ils se font d’avantage les ennemis de la restauration du véritable Shabbat que l’Église romaine elle-même et tous les autres petits vaticans soi-disant réformés avec leurs faux dimanches et leurs fausses fêtes.

Très souvent, ceux qui observent le dimanche sont littéralement condamnés et ils en font une question de salut si quelqu’un persiste à observer le dimanche, même par ignorance. Je souligne bien, même par ignorance. Car selon moi aussi, continuer à se rebeller contre toute vérité sur laquelle nous ayons été éclairés par l’Esprit, peut en effet conduire à la perte du salut (comme toute autre rébellion consciente). Mais la majorité des croyants sont simplement induits en erreur et en l’absence de vision spirituelle – car leur naissance à nouveau est soit entravée, soit minimum voilée par la présence de toutes sortes de pasteurs ou autre personnes appelées des enseignants – le disciple induis en erreur, ne se rend même pas compte qu’il agit contre la volonté d’Élohim. La condamnation des ignorants est de toute façon une version encore plus grave du pécher standard de la condamnation.

Pendant ce temps, au lieu d’être remplies du Saint-Esprit, ces communautés idolâtrent leurs propres fondateurs d’église ainsi que leurs propres théologies, et le manque de direction du Saint-Esprit, dans certains cas les ramènent souvent à un judaïsme rabbinique ouvertement sans et contre Christ. C’est ce qui s’est passé en Transylvanie au siècle dernier, où certains croyants sabbatistes se sont finalement convertis au judaïsme et ont été déportés et exécutés dans des chambres à gaz avec les juifs véritables.

Dans plusieurs cas cependant, leur chemin ne mène pas au judaïsme, mais à un état de sectarisme marginal semblable au judaïsme, où le rang du Messie Yahushua est remis en question et dégradé. Ainsi Celui qui est le Créateur est rabaissé au rang de simple créature. En outre, ils tombent dans un certain type de théologie de remplacement en allant jusqu’à nier la judaïté des Juifs d’aujourd’hui. Ils tombent ainsi dans un antisémitisme ouvert. (La promotion des théories khazariennes, par ex., laquelle théorie pourrait éventuellement s’avérer être vraie, mais dans ce cas, le dénouement de cette histoire en surprendra plus d’un. Car cela ne signifierait pas du tout que nous, Juifs ashkénazes, ne serions pas les descendants de Jacob, même si nous avions effectivement fait un petit détour de quelques centaines d’années dans une région appelée la Khazarie. Mais j’explique cela plus en détail dans mes écrits sur Le rassemblement des tribus d’Israël, et l’Antisémitisme et antichrétienté)

C’est donc un phénomène fondamental des tendances sabbatiques d’aujourd’hui qu’elles s’orientent rapidement vers le judaïsme, où l’accent est mis sur l’application de la loi à la lettre, tandis que la personne du Messie est rabaissée de son rang et où l’on ne peut concevoir Ruach HaKodesh qu’en théorie.

Ils aboutissent donc dans une sorte d’Unitarisme, lorsqu’ils commencent à nier la réalité de la triple apparition d’Elohim.

La fausseté de la doctrine de la Sainte Trinité, qui cherche à multiplier la personne de l’Unique Elohim, conduit malheureusement beaucoup de gens à la négation pure et simple de la Triple Sainteté d’Elohim : les trois rôles principaux et les trois formes d’apparition de Yahuwah en tant que Père, Fils et Ruach HaKodesh. Tôt ou tard, un très grand nombre de sabbatistes commencent à remettre en question la divinité du Messie. C’est alors qu’ils déclarent que Yeshua est une créature et vont même parfois jusqu’à l’identifient à l’archange Michel. (Plus d’informations à ce sujet dans mon article/vidéo Sainte Trinité ou Triple Sainteté ?). Et concernant l’archange Michel, brièvement : il est également certainement apparu sous forme humaine et tous les signes indiquent qu’il ne s’agirait d’autre que de Moïse lui-même – l’autre archange, Gabriel étant vraisemblablement Élie et Jean (le baptiste), mais vous pouvez en apprendre davantage à ce sujet de mes écrits sur TEROUMA et B-Réshit / Plan-B.

Le fait est qu’ici, comme dans tant d’autres cas, un faux extrémisme pousse ceux qui se rendent compte qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans les explications ou théories précédentes, vers un autre extrême tout aussi faux que le premier, voir d’avantage.

Je mentionne ces cas pour que nous puissions nous rendre compte que même s’il est très bon et nécessaire de revenir aux racines juives, dont une partie est le Shabbat, mais

si tout cela ne se fait pas dans le Messie, sous la direction de Ruach HaKodesh et par notre naissance à nouveau,

alors nous retournons sous la loi selon la lettre, ce qui tôt ou tard mène à la mort. Dans ce cas, j’ose affirmer qu’il aurait mieux valu quune telle personne ne sorte même pas de son Egypte ou de sa Rome avec tous leurs faux dimanches.

Les deux camps ont de sérieux problèmes à régler. Le témoignage déformé du Shabbat opéré par le camp des sabbatistes est grandement responsable du fait que tant de gens persistent encore dans leurs dimanches. D’autre part, la majorité des personnes déjà nées de nouveau et remplies de Ruach HaKodesh refusent toujours de régler cette question et de renoncer à leurs dimanches. Que ces derniers se rendent compte que même parmi les croyants religieux, non nés de nouveau et non remplis de l’Esprit, beaucoup s’efforcent d’observer les lois que Ruach aimerait aussi opérer en toi, si tu le lui permettais enfin ! Dans le premier camp, ils sombrent peu à peu dans leur pharisaïsme, alors que dans le second, tôt ou tard, ils finissent par attrister, voir même blasphémer Ruach HaKodesh.

Seule véritable Reforme possible

Nous devons enfin accepter une vérité fondamentale :

Toute réforme ne peut venir que de l’Esprit Saint.

Seules les choses qui ont été gravées dans nos cœurs peuvent être considérées comme de véritables réformes et non toutes ces bonnes idées intellectuelles et théologiques qui peuvent sortir de la tête des chrétiens, car ils l’ont lu quelque part dans la Bible !

La question est de savoir si nous avons le Saint-Esprit ou non ?

Si oui, nous a-t-il déjà exprimé sa volonté sur cette question ou n’importe quelle autre ?

Si oui, lui avons-nous obéi ?

Si ce n’est pas le cas, alors prenons la bonne décision et cessons de nous rebeller.

Ceux qui n’ont pas encore le Saint-Esprit, qu’ils demandent à Yahushua la reconnaissance de leurs péchés, afin qu’ils puissent se repentir, puis passer par le baptême d’eau et puis celui du Feu. Faute de quoi, ils persévéreront dans cette état de religiosité tiède et vide qui est si répandue de nos jours dans le monde chrétien.

Car tu peux observer le samedi de cette façon, et même étudier les Écritures vêtus de kippas et de vêtements blancs, découvrant de nombreuses vérités, mais tu resteras incapable de vivre la Vérité, car elle ne passe jamais de ta tête dans ton cœur.
Mais si tu as déjà reçu le baptême de feu, alors abandonne de toute urgence toute rébellion infantile et grandis enfin, car tu coures un grand danger !

Encore une fois, mon propre témoignage : la découverte que Yahuwah est Son nom n’a pas été faite en sondant les écritures, mais m’a été révélée par Ruach HaKodesh à travers ma propre bouche, après avoir demandé à Elohim de me révéler la manière dont Il aimerait que je L’appelle à l’avenir. D’autres arrivent à cette conclusion après de longues et pénibles études des Écritures. Dans de nombreux cas, avec l’aide de toutes sortes de manuscrits non bibliques, comme les livres apocryphes. …des écrits apocryphes ?… Quelle est la différence entre les deux ? Dans le premier cas, le Messie Vivant déclare à haute voix, en langues, quelle est sa volonté. Mais dans l’autre cas, la Vérité est découverte en utilisant des méthodes des scribes (et des pharisiens) lorsqu’elle surgit de la lettre sèche et inerte qui ne prennent jamais vie en ceux qui les trouvent ainsi.

Nous devons toujours aller en premier lieu vers le Messie et lui demander personnellement ce qu’est sa volonté. Celle-ci peut souvent nous être confirmée par la Parole écrite certes, mais nous devons d’abord lui remettre notre vie en mains propres. Ce n’est qu’alors qu’Il nous rappelle également de l’intérieur ce qui se trouve dans les Écritures. Nous recevons souvent ainsi une Parole, une déclaration dans nos cœurs, dans notre esprit, que nous ne lisons que plus tard dans la Bible lorsque nous réalisons que cela a déjà été écrit depuis longtemps par les prophètes ou autres rédacteurs sous inspiration d’Elohim. Plusieurs fois, la Parole confirme ce que nous avons déjà reçu précédemment dans nos cœurs.

Choisissons donc la perfection offerte par le Messie, puisqu’elle est gratuite et que sa récompense est la vie éternelle.

À partir de là, il ne tient qu’à nous de décider jusqu’à quel point nous concédons au Saint-Esprit le pouvoir d’accomplir Son œuvre de sanctification en nous, selon Son rythme et Sa volonté. Ne blâmons pas Satan et les esprits étrangers si nous restons coincés à un certain niveau spirituel, puisque nous sommes les seuls responsables si nous donnons à ceux-ci le pouvoir de nous arrêter par notre manque de foi, de volonté ou de courage.

Derrière l’observance du dimanche se cachent les mêmes puissances démoniaques que derrière les samedis superficiels vécus de manière traditionnelle.

C’est ce genre de Shabbats que Yahuwah déteste, et encore plus dans le cas des dimanches.

Ce sera une question décisive de la fin des temps ?

L’Antéchrist – non pas après son apparition, puisqu’il est déjà dans le monde et on peut savoir très précisément qui il est – mais lorsqu’il entrera en scène et prendra le pouvoir sur le monde, va, entre autres choses, changer les temps. Cela a déjà été largement réalisé par l’Église romaine et son chef de l’époque, l’un des principaux précurseurs de l’antéchrist, qui n’est autre que Constantin le « grand », précisément et entre autres dans la conversion du Shabbat au dimanche, il y a quelques siècles.
Cependant, certains chrétiens pensent que cette prophétie va s’accomplir dans les derniers temps en forçant le culte du dimanche, tandis que d’autres, issus du camps opposé, pensent en réalité le contraire et que l’Antéchrist imposera à chacun de revenir au Shabbat. Je ne peux pas prédire s’il choisira entre les deux. Comme je l’ai mentionné, l’esprit de l’Antéchrist a déjà effectué cette modification, il y a deux mille ans. Si toutefois, et à titre de confirmation, l’Antéchrist rendait obligatoire un jour particulier, ce ne serait pas la marque de la bête en soi, mais tout au plus l’une des composantes de celle-ci. (afin que nos amis adventistes comprennent bien le sujet). Mais ici aussi, la question ne sera pas de savoir si son choix se portera sur samedi ou dimanche, mais le problème sera de tout ramener au niveau de la formalité et de la superficialité, au-delà du fait qu’il s’exaltera et s’installera dans le temple d’Elohim, se proclamant Elohim au lieu de Yahuwah, et Messie au lieu de Yahushua. Mais ne nous méprenons pas ! Ce n’est pas de l’Antéchrist que nous devons principalement nous méfier.

En effet, la persécution ne viendra pas principalement de l’extérieur. Mais ce sont bien

ceux que nous pouvons encore considérer comme nos frères aujourd’hui seront nos principaux persécuteurs lors de la Tribulation de demain.

Ceux qui, au lieu du modèle de l’Église originelle, suivent et proposent d’autres alternatives. Ceux qui voient leur salut dans la Loi, ou qui au contraire en niant la validité de celle-ci, tout en prétendant avoir le Saint Esprit en eux, piétinent simplement l’ordre qui est l’essence même de Ruach HaKodesh, et qui donc essentiellement le blasphèment. Il faut craindre ces phénomènes, car ils tuent au niveau spirituel et de l’intérieur.

Soyons assez courageux pour poursuivre le travail de Ruach HaKodesh, même si nous provoquons la division dans nos communautés, même si les deux camps que nous venons de mentionner, les deux extrêmes te maudiront. Les pharisiens t’accuseront d’être libertin et les impies t’accuseront d’être légaliste. Ceci est tout naturel et sois heureux tant que tu les entendez dire ces choses des deux côtés, car ceci est le signe que tu es sur la bonne voie.


En tous cas,

la réforme doit continuer jusqu’à ce que nous revenions au modèle de la première et véritable Église telle qu’elle est décrite dans les Actes des Apôtres.

Nous ne menons pas cette réforme par nous-mêmes, nous en sommes seulement les instruments. Et surtout, que personne ne vienne prétendre avoir apporté la dernière réforme au monde, peu importe la grandeur de son ministère et l’exemple à suivre qu’il représente sans aucune équivoque, car la dernière réforme ne sera réalisée que par le Messie lui-même à son retour. De notre côté, nous devons constamment travailler sur la question suivante : nous devons toujours chercher à réaliser la Prochaine Réforme à notre niveau humain. Nous devrions être plus prudents dans le choix des noms de nos ministères, car la parole prononcée a son poids dans le monde spirituel et nous pouvons facilement nous tromper en pensant qu’après ce qui s’est déjà produit, il ne reste plus aucun changement ou restauration à opérer. Nous pouvons nous maudire et empêcher le processus de sanctification de se poursuivre. Ce n’est pas un jeu. Nous devons simplement laisser Ruach HaKodesh faire ce travail, principalement en nous-mêmes. La seule chose qu’Elohim attend de nous, c’est d’accepter en obéissance, lorsqu’Il nous pousse à changer de l’intérieur et de faire courageusement chaque pas, lorsqu’Il nous dit que le moment est venu.

Le méchant prend la fuite sans qu’on le poursuive, Le juste a de l’assurance comme un jeune lion.

Proverbes 28:1

Voir également: Message de Noël du prophète Ezéchiel, Nouvel An : Lorsque le Messie est né !

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